Un petit jardin de ciel

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Toute la fraîcheur d’un regard enfant dans un petit jardin de ciel… Peut-être suffira-t-il de suggérer que la poésie est source de lumière qui se donne en une mélodie secrète, intime, que l’on recueille, que l’on écoute comme l’on regarde la mer, en respirant, parce que c’est la respiration de l’auteur qui est donnée dans un bouche à oreille, de cœur à cœur, comme une mèche de vie.


Format : 12×17
Nombre de pages :
 96  pages
ISBN : 978-2-84418-228-9

 

Année de parution : 2011

Auteur : Boulic Jean-Pierre Catégorie :

Description

La nuit est claire

La page sans blessure

L’âme distingue

L’écho des étincelles

L’étoile

Sur la pente du ciel

Se penche

Comme elle voit le monde

Tel un apôtre

Sur sa poitrine

Elle s’étonne

D’un silence admirable

Perfection

De son premier matin.

 

Le couloir endormi

Ses ombres enciellées

Des pas connus s’avancent

Ciel et terre s’éclairent

S’en venait le murmure d’une voix

C’était mère qui vouait à l’instant

La ferveur d’un regard

La confidence

D’une pieuse présence

À l’enfance âme nue

Jeux de nuages

Des ombres enchantées

T’en souviens-tu

Des lueurs de sa voix ?

 

À mon réveil

La lucarne des années premières

Laissait à ce petit jardin de ciel

Un carré de l’éternité

Aux couleurs transparentes

Souvent traversaient les oiseaux de mer

Et je devinais la courte distance

Où viendrait se nicher en liberté

Mon amour des nuages.

 

Petite veilleuse de la chambre

Dans l’appentis

Le coutil d’un songe irrésistible

Façonne les souvenirs

J’entendais bruire le silence

Parmi les ardoises sous la pluie

Et les nuages

Comme des pois de senteur je les voyais

Parfumer le paradis

Aujourd’hui dans l’appentis

Aussi se glisse l’ostinato

D’un passereau

Flânant très bas dans les ancolies.

 

La chambre est haute

Au-dessus de l’encre la lampe

Mon âme s’y délaisse

S’absente jusqu’au vide

Comme elle s’abandonne

L’ombre vacille

D’un souffle passe

Une lueur inespérée

Le banc de brume

Là-bas croise la baie

Semble de l’aube s’étirer

Vers la rivière

La chambre est vaste

Cœur d’une solitude

L’ombre vacille

Dans les petits carreaux.

 

Une courte maison

Se courbe sous l’ardoise

Où le lichen s’attache

Parfums de cyprès et de feuilles

Laissent l’ombre grimper

Près du lattis de la charpente

Les iris du jardin s’attardent

Sur une table

Au bord de la petite lampe

À son chevet

Veillant l’absence patiente

L’âme ne tremble pas

Le silence s’entend

Ombre lente des jours

Voix bleu nuit de l’éternité.

Informations complémentaires

Poids 101 g