De Ker en Ker*
soleil indécis
sur les euphorbes
la rosée tremble
cette primevère écrasée
empêchée de vivre
même ici
le fracas des pies
un camélia s’allège
d’une fleur
haut perché
le merle lance ses trilles
rien à l’horizon
de Ker en Ker
la piste piétonne
personne à cette heure
cheveux au vent
le poids de la marche
collé aux semelles






