Du cœur à l’âme et l’horizon – Anthologie

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Anthologie publiée à l’occasion du centenaire de la mort de Guillaume Apollinaire.

Le but est de faire redécouvrir tous les pans de l’oeuvre du poète qui est à l’intersection entre tradition et la modernité.
Le choix est fait dans toute son oeuvre poétique (tous les aspects de son écriture), des poèmes très connus comme « Le pont Mirabeau » mais aussi le poème
fondateur comme « Zone » qui marque le début de la poésie moderne, quelques calligrammes et un certain nombre de poèmes d’amour. On retrouve cette langue
généreuse et inventive, ce livre peut être lu par tout le monde.

Format : 12 x 17
Nombre de pages : 127 pages
ISBN : 978-2-84418-363-7

Année de parution : 2018

 

 

Auteur : Apollinaire Guillaume Catégorie :

Description

LE PONT MIRABEAU
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

CLOTILDE
L’anémone et l’ancolie
Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l’amour et le dédain
Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
Le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra
Les déités des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux

L’ADIEU
J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends
Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée (1911)

LE SERPENT
Tu t’acharnes sur la beauté.
Et quelles femmes ont été
Victimes de ta cruauté !
Ève, Euridice, Cléopâtre ;
J’en connais encor trois ou quatre.

LE CHAT
Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.

LE LIÈVRE
Ne soit pas lascif et peureux
Comme le lièvre et l’amoureux.
Mais que toujours ton cerveau soit
La hase pleine qui conçoit.

LA CHENILLE
Le travail mène à la richesse.
Pauvres poètes, travaillons !
La chenille en peinant sans cesse
Devient le riche papillon.

Informations complémentaires

Poids 110 g