L’amour vrai

Originaire de Corrèze, Virginie Ducay vit en Bretagne. Saluée pour son écriture vive, sa sensibilité gothique et sa prose poétique, elle transforme le silence en
présence et invite le lecteur à écouter ce qui se tait. L’amour vrai est son 3e roman aux Éditions La Part Commune.

Préface Nathalie de Broc

Après Attendre Anna (2023) et Pour toi, Mina (2024), Virginie Ducay signe avec L’Amour vrai un roman fiévreux sur la dépendance affective et la confusion des sentiments. De sa prose poétique, riche et décalée, l’auteur nous plonge dans les tréfonds de l’âme humaine, là où l’illusion du désir défie la réalité.
Adhésion aveugle, folie ou amour véritable ?

Lucie croit enfin rencontrer l’amour absolu. Mais face à Vladimir, homme marié aussi charismatique qu’insaisissable, la passion bascule en emprise. Entre absence, silences et retours calculés, elle s’enferme dans une relation où le manque devient une drogue. Un texte noir, haletant, décalé et ironique, sur l’addiction d’une femme à son bourreau, mais aussi à ses croyances, les élans du coeur le disputant au désir, l’innocence à la lâcheté, l’illusion au réel.
L’amour vrai est un roman intense et contemporain sur la dépendance amoureuse, où lucidité et aveuglement coexistent jusqu’au vertige.
Une plongée troublante dans ce que l’amour révèle de plus fragile — et de plus destructeur.

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Format : 14×20,5
Nombre de pages : 125 pages
ISBN : 978-2-84418-540-2

Année de parution : 2026

15,00 

Catégorie :

Lucie est une femme célibataire dans la quarantaine. Elle ne souhaite pas retrouver l’amour, après deux relations ayant débouchées sur un divorce. Pourtant, c’était avant de rencontrer l’homme parfait sous toutes lescoutures au beau milieu d’un supermarché.

Extrait

Chapitre 3

Elle se sentait souvent comme une vagabonde dans un monde où les autres semblaient danser avec aisance, tandis qu’elle luttait pour trouver son rythme. Chaque pas qu’elle faisait était un mélange d’espoir et de doute. Elle était prête à affronter les tempêtes, mais elle espérait secrètement que l’amour, celui qui guérirait ses blessures, viendrait enfin frapper à sa porte.
Et puis, lui.
Un jour banal, après sa journée de secrétariat au collège. Elle faisait trois courses au supermarché et n’avait pas pris de chariot, si bien que les vivres, entassés à la va-vite entre ses bras, lui échappèrent et se répandirent sur le sol carrelé. Confuse, elle s’agenouilla pour les ramasser, quand elle vit une main secourable s’approcher d’elle, lui tendre un sac. Elle leva les yeux et en un instant, le monde autour d’elle s’estompa. L’homme était grand, athlétique, son visage angélique. Traits ciselés, sourire désarmant, yeux verts intenses, un regard suffit pour qu’elle crût qu’un ange était bel et bien tombé du ciel pour ranimer son cœur engourdi, raviver un désir éteint, ouvrir la porte d’une nouvelle histoire, belle et définitive. Les jours qui suivirent, ils se croisèrent bizarrement à plusieurs reprises. Chaque rencontre semblait orchestrée par le destin avec une précision calculée. L’homme lui parlait avec une assurance captivante, ses mots étaient des promesses, ses attentions des gestes d’affection soigneusement habillés. Il ne manquait jamais une occasion d’évoquer la beauté du monde, comme s’il était l’unique porteur de ces vérités. Il glissait dans ses conversations un subtil mélange de compliments et de flatteries qui l’enveloppaient, jour après jour, dans un cocon de douceur. Il l’invita un soir à prendre un verre, dans un café tamisé où la lumière créait une ambiance presque irréelle. Les rires fusaient autour d’eux, mais elle n’entendait que sa voix, douce et envoûtante, qui lui faisait oublier le reste. Leur discussion s’étira sur des heures, il prit soin de la faire rire, d’enrober ses histoires de mystère et de passion, se montra exceptionnellement affectueux. Éblouie par son sourire charmeur et son regard intense qui la faisait frémir, elle buvait chacune de ses paroles comme un élixir.
Elle tomba amoureuse.

Poids 250 g
Auteur

Ducay Virginie